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Histoire et objectifs

La définition reconnue du développement durable est celle du rapport Brundtland, 1987 : « Le développement durable est le développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins. »

Le développement durable ou développement soutenable, est un mode de développement appliqué à la croissance et reconsidéré à l’échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects économiques, écologiques et culturels généraux de la planète. La représentation, ci-dessous schématise l’interpénétration des trois domaines.

Le concept de développement durable est entré depuis quelques années dans le vocabulaire courant. Pourtant, la réflexion sur la relation entre activités humaines et écosystèmes était déjà présente dans les philosophies grecques et romaines.

La notion d’écologie, ou connaissance de la maison, apparaît en 1866 ; l’introduction d’un terme complémentaire qui s’appliquerait à la gestion de la maison voit le jour en 1909. Sous le nom de géonomie, cette nouvelle science définit les rapports entre les sociétés humaines et leur environnement naturel. Mais ce n’est que dans la deuxième partie du XXe siècle qu’elle trouve un début de réponse systématique pour finalement se traduire au travers du concept de développement durable, progressivement construit au cours des trois dernières décennies du siècle.

REPÈRES HISTORIQUES DU CONCEPT DU DÉVELOPPEMENT DURABLE
1949 : Dans son Discours sur l’état de l’Union, le président des États-Unis, Harry Truman, popularise le mot développement en prônant une politique d’aide aux pays sous-développés, grâce à l’apport de la connaissance technique des pays industrialisés. Il affirme que « tous les pays, y compris les États-Unis, bénéficieront largement d’un programme constructif pour une meilleure utilisation des ressources mondiales humaines et naturelles ».

1951 : Créée en 1948, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) publie le premier Rapport sur l’état de l’environnement dans le monde, rapport précurseur dans sa recherche de réconciliation entre économie et écologie. Aujourd’hui, elle est la première ONG consacrée à la conservation de la nature et l’un des plus grands réseaux mondiaux de professionnels impliqués dans cette cause.

1968 : Création du Club de Rome regroupant quelques personnalités influentes dans leurs pays respectifs. Elles souhaitent que la recherche s’empare du problème de l’évolution du monde pris dans sa globalité pour tenter de cerner les limites de la croissance économique.

1972 : Publication du Rapport Meadows qui prône une Halte à la croissance suite à celle effrénée des Trente Glorieuses.
Le Club de Rome publie le rapport The limits to growth (Les limites de la croissance), rédigé à sa demande par une équipe de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology. Ce premier rapport donne les résultats de simulations informatiques sur l’évolution de la population humaine en fonction de l’exploitation des ressources naturelles, avec des projections jusqu’en 2100. Il en ressort que la poursuite de la croissance économique entraînera au cours du XXIe siècle une chute brutale des populations à cause de la pollution, de l’appauvrissement des sols cultivables et de la raréfaction des énergies fossiles.
Une conférence des Nations Unies sur l’environnement humain à Stockholm expose l’écodéveloppement, les interactions entre écologie et économie, le développement des pays du Sud et du Nord. Il sera rétrospectivement qualifié de premier Sommet de la Terre. Dès lors, l’environnement apparaît comme un patrimoine mondial essentiel à transmettre aux générations futures.

1975 : Adoption de la Convention de Barcelone assortie du Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM).

1980 : L’UICN publie un rapport intitulé La stratégie mondiale pour la conservation où apparaît pour la première fois la notion de développement durable, traduite de l’Anglais sustainable development.

1987 : Une définition du développement durable est proposée par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Rapport Brundtland).

1989 : La Coalition for Environmentally Responsible Economies (CERES) définit des principes pour l’environnement, qui constituent le premier code de conduite environnemental.

1990 : Le premier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) alerte la communauté internationale sur les risques du réchauffement climatique dus à la concentration dans l’atmosphère de gaz à effet de serre.

1992 : Deuxième Sommet de la Terre, à Rio de Janeiro, et consécration du terme développement durable qui commence à être largement médiatisé. Adoption de la Convention de Rio et naissance de l’Agenda 21 correspondant à 21 engagements pour le XXIe siècle. L’objectif est de développer des stratégies nationales pour la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique. Il est considéré comme le document clé concernant le développement durable.
La définition Brundtland, axée prioritairement sur la préservation de l’environnement et la consommation prudente des ressources naturelles non renouvelables, est modifiée pour qualifier d’expression développement durable, un développement respectant simultanément l’efficacité économique, l’équité sociale et le respect de l’environnement.

1995 : Conférence internationale de Barcelone - Adoption du Plan d’action pour la protection du milieu marin et le développement durable des zones côtières de la Méditerranée en remplacement de la convention du Plan d’Action pour la Méditerranée (1975).

1997 : 3e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques où sera défini le Protocole de Kyoto.

2002 : Sommet de Johannesburg - Plus de 100 chefs d’État, plusieurs dizaines de milliers de représentants gouvernementaux et d’ONG ratifient un traité prenant position sur la conservation des ressources naturelles et de la biodiversité.

2005 : Entrée en vigueur du Protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union européenne. Adoption en France d’une Charte de l’environnement, insistant sur le principe de précaution.

2009 : Conférence de Copenhague sur le climat.

2009-2010 : En France, le Grenelle de l’environnement, négociation entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, économiques et environnementaux, devait constituer un point de départ vers une démocratie écologique permettant une transition vers des modes de production et de consommation durables. Les décisions finales, telles qu’elles s’inscrivent dans les lois Grenelle I, adoptée à l’Assemblée nationale le 24 juillet 2009, et Grenelle II, adoptée le 29 mai 2010, ne reflètent que partiellement les projets de départ.

2010 : Conférence de l’ONU, du 7 au 11 juin à Busan (République de Corée) - Près de 90 délégués gouvernementaux donne leur feu vert à la création d’une Plate-forme scientifique intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES - implementing an expert panel on biodiversity). À l’instar du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), cet IPBES vise à combler le fossé important qui sépare les scientifiques des décideurs politiques, et ainsi catalyser une réponse à la fois locale et globale à la perte ou à la diminution de la biodiversité.

2012 : Deuxième Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, adoption par consensus du texte "L’avenir que nous voulons".

À consulter
Liens

Comment est née la notion de développement durable : www.actu-environnement.com
Historique du développement durable : www.bourgogne.pref.gouv.fr
Commission mondiale sur l’environnement et le développement :www.un-documents.net
Les 27 principes de la Conférence de Rio : www.actu-environnement.com
L’Agenda 21 : www.agenda21france.org
La Conférence de Copenhague : www.assemblee-nationale.fr
Le Grenelle de l’environnement : www.adequations.org