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Lutte contre le biofouling

Test au laboratoire. Ph. R.Bunet
Test au laboratoire. Ph. R.Bunet
Fragment de thalle sporulant d'ulve (microscope X400). Ph. R. Bunet
Fragment de thalle sporulant d’ulve (microscope X400). Ph. R. Bunet
Coque et hélices colonisées par des balanes. Ph. R. Bunet
Coque et hélices colonisées par des balanes. Ph. R. Bunet
Larve de balane grossie 40 fois au microscope. Ph. R. Bunet
Larve de balane grossie 40 fois au microscope. Ph. R. Bunet

Mise au point de tests sur l’efficacité de produits antifouling naturels - Programme MARINA


CONTEXTE, OBJET DU PROGRAMME

Remplacer les peintures antifouling (antisalissures) classiques, toujours très polluantes même si certains composants sont désormais interdits, est l’un des grands défis des années à venir. L’utilisation des antifouling concerne les coques des bateaux, mais aussi de nombreux aménagements : hydroliennes, canalisations, aménagements portuaires… L’enjeu en matière de développement durable est donc important, à la hauteur de l’impact possible sur les écosystèmes marins. Le but du programme de recherche mené par l’Institut océanographique Paul Ricard en partenariat avec le laboratoire universitaire MAPIEM est donc d’utiliser des molécules naturelles qui rempliraient le même rôle, c’est à dire empêcher les organismes colonisateurs de se fixer, mais sans produits chimiques néfastes pour l’environnement.
Les chercheurs ont parié sur le biomimétisme. Ils se sont inspirés de ce qui existe dans la nature en choisissant une espèce facile à identifier, accessible sur le littoral en quantité suffisante et le plus souvent exempte de colonisateurs. Pour toutes ces raisons, l’algue brune Taonia atomaria, présente dans les premiers mètres d’eau, semblait être une candidate idéale.

PREMIERE PHASE : ISOLER DES MOLÉCULES PROMETTEUSES

Il a fallu à la fois parvenir à isoler des molécules prometteuses, puis mettre au point des méthodes de test reproductibles et fiables pour valider leur efficacité. Une première série de tests portant sur plusieurs molécules naturelles isolées par le MAPIEM à partir de l’algue brune Taonia atomaria a permis de mettre en évidence au moins une activité antisalissures. Menée sur des biofilms bactériens et des larves de crustacés encroûtants que sont les balanes, l’étude s’est avérée prometteuse. En présence des molécules isolées de l’algue brune, les organismes colonisateurs ne parviennent plus à se fixer.

DEUXIEME PHASE : TESTER SUR LES SPORES D’ULVES

Le second volet du programme de recherche porte sur la mise au point de tests innovants utilisant des spores d’ulves, Ulva lactuca, une algue que l’on appelle plus communément la laitue de mer. L’objectif est de choisir des organismes marins très éloignés phylogénétiquement l’un de l’autre, dans le cas présent une algue et un crustacé. Une méthode qui permet d’élargir l’étude du champ d’action des molécules étudiées sur la fixation d’organismes extrêmement variés qui colonisent les objets immergés. Si d’autres laboratoires de recherche se penchent également sur le sujet en utilisant comme test préférentiel : les larves de balane, le protocole mis en œuvre sur les spores d’ulves est novateur.

PARTENARIATS

Scientifique

MAPIEM : Université de Toulon, Laboratoire Matériaux Polymères Interfaces Environnement Marin. MAPIEM EA 4323, 83957 La Garde Cedex, France.

Lien vers le site MAPIEN

Financier

BIBLIOGRAPHIE

Ahlem Othmani, Robert Bunet, Jean- Luc Bonnefont, Jean-François Briand & Gérald Culioli, 2015 - Settlement inhibition of marine biofilm bacteria and barnacle larvae by compounds isolated from the Mediterranean brown alga Taonia atomaria. Journal of Applied Phycology, pp 1-12.