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En ces années 1960, on parle encore très peu d'écologie en France. Pourtant, près de Marseille, lorsqu'un industriel choisit de rejeter en mer des déchets issus du traitement de la bauxite, Paul Ricard se révolte. Comment accepter que cette pollution menace l'intégrité du milieu marin et hypothèque sa qualité pour les générations futures ? C'est l'affaire des boues rouges, reconnue comme l'une des premières grandes pollutions industrielles en Méditerranée.
Meetings, manifestations, ...
Paul Ricard informe les médias,
s'entoure d'hommes de mer comme Alain Bombard.
Malgré cette mobilisation de l'opinion publique, l'industriel obtient l'autorisation d'effectuer les rejets en mer. Combat perdu ? Pas du tout, car cette volonté de défendre l'environnement aura pour effet de dissuader d'autres industriels d'utiliser la mer comme une poubelle.
Quant à Paul Ricard, il impulse une dimension durable à son action en créant, en 1966, sur l'île des Embiez, l'Observatoire de la mer auquel il fixe trois missions : l'information, la formation et la recherche.
Devenue aujourd'hui l'Institut océanographique Paul Ricard l'association poursuit le même objectif en occupant une place originale dans la recherche et parmi les associations de protection de la nature. |
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