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 › Programmes de recherche › Aquaculture multitrophique intégrée (AMTI)

Aquaculture multitrophique intégrée (AMTI)

Mettre en place un cercle vertueux
Installations aquacoles classiques. (© Fotolia / Defun)
Ulves. (© Fotolia / NPD stock)
Loups. (© Fotolia / Giuseppe Maresca)
Suivi de la qualité de l’eau. (© T. Miard)
Pesée des ulves. (© R. Simide)

Contexte

La pression exercée par la pêche industrielle sur les ressources halieutiques, dans un contexte d’augmentation de la demande, ne cesse de s’intensifier. Or si l’aquaculture traditionnelle semble être une alternative, elle a également recours à des produits issus de la pêche. Dans une perspective de durabilité, il est donc aujourd’hui nécessaire de diversifier les espèces élevées, mais aussi de modifier leur alimentation.

Programme

Au sein d’un même écosystème, l’ensemble des chaînes alimentaires, où chaque être vivant mange celui qui le précède, représente un réseau trophique par lequel l’énergie et la biomasse circulent. À chaque niveau, les organismes vivants engendrent des déchets qui sont susceptibles d’être utilisés par d’autres espèces, sachant que rien ne se perd dans la nature. Ainsi le concept d’aquaculture multitrophique intégrée (AMTI) s’inspire du fonctionnement trophique en milieu naturel. On propose d’élever simultanément des poissons, des mollusques et/ou des crustacés, des algues et/ou des plantes aquatiques, pour aboutir finalement à un meilleur rendement environnemental et économique.

Des études en circuit fermé sont réalisées dans ce sens, en mer et à terre.

Phase 1

CHOISIR DES ESPÈCES COMPATIBLES

En s’appuyant sur l’expérience de l’Institut en matière d’aquaculture expérimentale les chercheurs ont dans un premier temps sélectionné des espèces méditerranéennes compatibles, à même de recréer une chaîne alimentaire. Le choix s’est porté sur les loups, les oursins comestibles, les ulves, les moules, des vers marins et une espèce de bigorneaux : les ulves et les vers se développent grâce aux déchets des poissons, les oursins mangent les ulves, les moules et les gastéropodes filtrent et nettoient le milieu…

Phase 2

ÉQUILIBRER L’ÉCOSYSTÈME

La seconde phase de recherche consiste à évaluer la quantité d’apports nutritionnels optimale pour que le système parvienne à s’épurer naturellement. Il s’agit aussi d’obtenir l’adéquation idéale pour que le circuit fonctionne en totale autonomie et avec des paramètres physico-chimiques optimisés (oxygène dissous, température, salinité…) nécessaire à une production stable et suffisamment importante pour une bonne rentabilité.

Date de modification : 23 septembre 2020


Troell M., Halling C., Neori A., Chopin T., Buschmann A.H., Kautsky N., Yarish C., 2003. Integrated mariculture: Asking the right questions. Aquaculture 226: 69-90.

Huo Y., Wu H., Chai Z., Xu S., Han F., Dong L., He P., 2012. Bioremediation efficiency of Gracilaria verrucosa for an integrated multi-trophic aquaculture system with Pseudosciaena croea  in Xiangshan harbor, China. Aquaculture, 326: 99-105.

Montalto V., Martinez M., Rinaldi A., Sarà G., Mirto S., 2016. The effect of the quality of diet on the functional response of Mytilus galloprovincialis (Lamarck, 1819): Implications for integrated mutitrophic aquaculture (IMTA) and marine spatial planning. Aquaculture 468: 371-377.

› Modele-IMTA › IMTA-Miard- Congres-Dubrovnik
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Institut océanographique Paul Ricard
Île des Embiez - 83140 Six-Fours-les-Plages
Tél. +33 (0)4 94 06 36 26
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