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Calanque de Podestat

Encorbellement à <i>Lithophyllum</i>.
Encorbellement à Lithophyllum.
Gorgone blanche, <i>Eunicella sticta</i>, proche de la surface.
Gorgone blanche, Eunicella sticta, proche de la surface.
Paroi constituée de gorgones <i>Eunicella cavolini</i>.
Paroi constituée de gorgones Eunicella cavolini.
Balise repère dans la calanque. <i>Toutes les photos ci-dessus ont été réalisées dans la calanque de Podestat.</i> (Ph. P. Lelong).
Balise repère dans la calanque. Toutes les photos ci-dessus ont été réalisées dans la calanque de Podestat. (Ph. P. Lelong).

CONTEXTE, OBJET DU PROGRAMME
La calanque de Podestat est située en plein cœur du Parc national des Calanques, à Marseille. Depuis 1930, elle appartient au groupe EDF qui souhaite en faire aujourd’hui un laboratoire d’observation et de préservation de la biodiversité.

A cet effet, EDF a confié à l’Institut océanographique Paul Ricard une étude visant à dresser un inventaire exhaustif de la faune et la flore de cette calanque qui a une superficie de 1,26 hectare et une profondeur de 16 mètres maximum.

Cet inventaire s’étalera sur trois ans avec, chaque année, deux missions principales, au Printemps et en Automne. Quatre études complémentaires seront consacrées à un suivi microbiologique.

Ce travail d’inventaire, ainsi que la cartographie de la zone vont permettre de définir l’état initial de la calanque de Podestat et d’évaluer, lors des prochaines campagnes, l’évolution de ses peuplements en réponse :
- aux changements climatiques globaux méditerranéens,
- aux modifications de la qualité des eaux liées à l’amélioration du traitement des rejets urbains et pluviaux de la station d’épuration voisine,
- au changement de statut de protection avec la création du Parc national des Calanques.

Synthèse des premiers inventaires de l’étude :
un état écologique assez satisfaisant

L’Institut océanographique Paul Ricard a effectué une première mission au Printemps 2012. Celle-ci a permis de dresser la cartographie bathymétrique et celle des biocénoses de la calanque.

Cette campagne de Printemps constitue également la première étape du suivi biologique : gorgones, échinodermes, poissons et qualité des eaux.

Une grande partie de la calanque est occupée par des fonds de sable plus ou moins grossier entourés à l’est et à l’ouest d’une bordure rocheuse formée de gros blocs, éboulis, tombants ou roche en place avec une grotte importante au sud-ouest.

La calanque se termine par une plage de galets qui se prolonge sous l’eau. Il n’y a pas d’herbier de Posidonie, mais la présence de racines et de matte morte sous quelques centimètres de sédiment montre que cet écosystème était anciennement implanté dans cette calanque. Sa disparition est probablement liée à la proximité de l’émissaire de Cortiou qui rejette les eaux usées de l’agglomération marseillaise depuis 1896.

Malgré la présence d’espèces indicatrices de pollution, comme les algues vertes (ulves et entéromorphes) en bordure de plage, et la richesse en échinodermes, cette première étude semble montrer un état écologique assez satisfaisant. Les habitats les plus remarquables
du site se situent dans la partie ouest : encorbellements à Lithophyllum, biocénose des grottes semi-obscures et grotte sous-marine.

PARTENARIATS
scientifique
Parc national des Calanques
financier
Groupe EDF

BIBLIOGRAPHIE
Télécharger le communiqué de presse : (cliquez-ici)
Écouter l’interview de Patricia Ricard  : www.neo-planete.com, 3 déc. 2012