Accueil Développement durableLa MéditerranéePAM et Plan Bleu

PAM et Plan Bleu 

Conscients de leur responsabilité collective dans une aire qui leur est commune, les États riverains de la Méditerranée ont entrepris des actions destinées à garantir l’avenir dans une perspective de développement durable.

Ces actions, pour être efficaces, doivent être multilatérales. Ainsi, en 1975, la Convention de Barcelone, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), invitait les pays riverains à adopter un Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM).

Premier programme consacré à une mer régionale, son mandat a été élargi en 1995 pour une meilleure appréhension des liens étroits entre conservation et développement. Abordant une nouvelle phase, dite PAM phase II, il a été rebaptisé Plan d’action pour la protection du milieu marin et le développement durable des zones côtières de la Méditerranée.

Le Plan Bleu est l’un des acteurs de cette coopération. Il est notamment chargé de produire de l’information et de la connaissance afin d’alerter les décideurs et acteurs sur les risques environnementaux et les enjeux de développement durable en Méditerranée. Enfin, il dessine des avenirs pour éclairer les processus de décision.

PRINCIPAUX OBJECTIFS STRATÉGIQUES DU PLAN BLEU
- Identifier, collecter et traiter en continu les informations environnementales, ainsi qu’économiques et sociales, utiles aux acteurs et décideurs.
- Évaluer les interactions entre environnement et développement économique et social pour mesurer les progrès vers le développement durable.
- Conduire des analyses et des études prospectives pour aider à construire des visions d’avenir et conforter la décision.
- Diffuser et communiquer les produits et résultats selon une formulation adaptée aux publics visés.

Le Plan Bleu est doté d’un centre d’étude situé à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes) et géré par une association de droit français. Les travaux d’analyse systémique et de prospective y sont menés par une équipe d’une quinzaine de personnes faisant appel chaque année à une centaine d’experts méditerranéens. Le budget est alimenté par l’ensemble des pays méditerranéens et la Communauté européenne au titre du PAM, ainsi que par une dotation de la France et des allocations fournies par diverses organisations internationales.

Un premier rapport, assorti de scénarii jusqu’a 2025, Le Plan Bleu : avenirs du Bassin méditerranéen, a été publié en 1989. Depuis lors, le Plan Bleu assume la fonction d’observatoire méditerranéen pour l’environnement et le développement :
- il aide à la création d’observatoires nationaux, renforce les capacités statistiques environnementales grâce au projet MEDSTAT / Environnement, dans le cadre du Partenariat euro - méditerranéen initié en 1995, et bâtit un ensemble d’indicateurs pour le développement durable pour toute la région ;
- Il publie ses profils de pays et une série de fascicules (Ed. Economica) et cahiers sur des thèmes tels que l’eau, les écosystèmes, les îles, les transports, l’énergie, le tourisme, l’urbanisation, les risques naturels...
- Il établit l’étude prospective de projets locaux d’aménagement côtier dans le cadre du PAM. 

Depuis 1995, dans l’esprit même des conclusions du premier rapport du Plan Bleu, le PAM a réorienté ses objectifs, accordant une attention particulière aux régions côtières, et procédant à la mise en place d’une Commission méditerranéenne du développement durable (CMDD). Cet organe consultatif du PAM est conçu comme un forum de dialogue, d’échanges et de propositions pour la définition d’une stratégie régionale de développement durable en Méditerranée (Slovénie 2005).

La commission réunit sur un pied d’égalité les représentants des pays riverains de la Méditerranée et de la Communauté européenne, ainsi que les représentants des collectivités locales, des acteurs socio-économiques et d’organisations non-gouvernementales qualifiées en matière d’environnement et de développement durable. Le Plan Bleu est amené à servir activement de centre d’appui à cette structure régionale Nord-Sud

Cette stratégie méditerranéenne invite à l’action pour engager les régions vers un développement durable afin de renforcer la paix, la stabilité et la prospérité. Elle prend en compte les faiblesses et les menaces qui pèsent sur le monde méditerranéen, mais aussi les atouts et les opportunités. Elle prend également en considération les grandes différences de situations entre pays développés et en développement.

LES OBJECTIFS :
- contribuer à promouvoir le développement économique en valorisant les atouts méditerranéens,
- réduire les disparités sociales en réalisant les objectifs du millénaire pour le développement et renforcer les identités culturelles,
- changer les modes de production et de consommation non durables et assurer une gestion durable des ressources naturelles,
- améliorer la gouvernance à l’échelle locale, nationale et régionale.

DOMAINES D’ACTION PRIORITAIRES :
- la gestion intégrée des ressources et des demandes en eau,
- la gestion plus rationnelle de l’énergie,
- l’utilisation accrue des sources d’énergie renouvelables et l’adaptation, en les atténuant, aux effets du changement climatique,
- la mobilité durable, grâce à une gestion appropriée des transports,
- le tourisme durable, secteur économique porteur,
- le développement agricole rural durable, le développement urbain durable,
- la gestion durable de la mer, du littoral et des ressources marines.

Par ailleurs, les pays méditerranéens de l’Union européenne, les pays en voie d’intégration (Slovénie, Malte, Chypre) ou qui souhaitent entrer dans l’UE (Turquie) sont sous l’influence des Directives européennes (Habitat, Natura 2000, Directive Cadre sur l’eau du 23 octobre 2000).

À consulter
Liens

- Plan Bleu : www.planbleu.org
- Site du Plan d’Action pour la Méditerranée : www.unepmap.org